Le bon comportement qu'un homme doit adopter lorsqu'il tombe malade

Le bon comportement qu’un homme doit adopter lorsqu’il tombe malade

Le malade doit être satisfait de ce qu’Allah lui a destiné

Il doit faire preuve de patience à l’égard de Son décret immuable et penser du bien de Son Seigneur.

Tout cela constitue un bien pour lui.

Le Messager d’Allah ﷺ a dit :

« Le cas du croyant est admirable.

Tout est chez lui un bien, et ceci n’est accordé qu’au croyant et à personne d’autre.

Si un bonheur le touche, il se montre reconnaissant et c’est un bien pour lui.

Si, par contre, un mal le touche, il endure et c’est aussi un bien pour lui ».

Le Messager d’Allah ﷺ a aussi dit :

« Qu’aucun d’entre vous ne meurt sans penser du bien d’Allah le Très Haut. »
(Muslim)

ما يجب على المريض
على المريض أن يرضى بقضاء الله، ويصبر على قدره، ويحسن الظن بربه، ذلك خير له
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: ” عجبا لامر المؤمن، إن أمره كله خير، وليس ذاك لاحد إلا للمؤمن، إن أصابته سراء شكر فكان خيرا له، وإن أصابته ضراء صبر فكان خيرا له “.
وقال صلى الله عليه وسلم: “ لا يموتن أحدكم إلا وهو يحسن الظن بالله تعالى “.
رواهما مسلم والبيهقي وأحمد.

Le malade doit être partagé entre la crainte et l’espoir

Il doit craindre le châtiment d’Allah pour ses péchés et espérer la miséricorde de son Seigneur selon le hadith d’Anas :

« Le Prophète ﷺ s’introduisit auprès d’un jeune homme qui agonisait.

Il lui demanda :

« Comment te sens-tu ? ».

Le jeune homme répondit :

« Par Allah, ô Messager d’Allah ! J’espère beaucoup d’Allah et je crains mes péchés ».

Le Messager d’Allah ﷺ dit :

« Ces deux sentiments ne sont pas réunis dans le cœur d’un serviteur en pareille circonstance sans qu’Allah ne lui octroie ce qu’il espère et ne le protège de ce qu’il craint. »
(At-Tirmidhî)

وينبغي عليه أن يكون بين الخوف والرجاء، يخاف عقاب الله على ذنوبه، ويرجو رحمة ربه، لحديث أنس: ” أن النبي صلى الله عليه وسلم دخل على شاب وهو بالموت، فقال: كيف تجدك؟ قال: والله يارسول الله إني أرجو الله، وإني أخاف ذنوبي، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: لا يجتمعان في قلب عبد في مثل هذا الموطن، إلا أعطاه الله ما يرجو، وأمنه مما يخاف “.
أخرجه، الترمذي وسنده حسن، وابن ماجه، وعبد الله بن أحمد في “زوائد الزهد” (ص 24/ 25) وابن
(أبي الدنيا كما في ” الترغيب ” (4/ 141

Quelle que soit la souffrance engendrée par la maladie, il ne lui est pas permis de souhaiter la mort

Selon le hadith d’Umm Al-Fa dhl :

« Le Messager d’Allah ﷺ rentra chez nous alors que Abbâs, l’oncle paternel du Messager d’Allah ﷺ était malade.

Abbâs se mit à souhaiter la mort et le Messager d’Allah ﷺ lui dit :

« Ô mon oncle ! Ne souhaite pas la mort car si tu es quelqu’un de bienfaisant, il est préférable que l’heure de ta mort soit repoussée afin que tu augmentes tes bonnes œuvres ; et si tu es un homme qui a commis du mal, il est préférable pour toi que soit retardée l’heure de ta mort pour que tu puisses te faire pardonner tes méfaits. Ne désire donc pas la mort. »

Muslim, Al-Bukhârî, Al-Bayhaqî (3/377) et d’autres ont rapporté un hadith similaire qui est le hadith d’Anas, dont le texte est :

« Si l’individu ne peut faire autrement, qu’il dise :

« Ô mon Dieu ! Garde-moi en vie tant que cela est mieux pour moi et fais-moi mourir si cela vaut mieux pour moi ».

Je l’ai référencé dans Al-Irwâ’ (683).

Le Prophète ﷺ a dit également :

« Quiconque meurt endetté, ce ne sont ni les dinars ni les dirhams [qui serviront de réparation], mais les bonnes et les mauvaises actions. »
(Al-Hâkim)

3 – ومهما اشتد به المرض، فلا يجوز له أن يتمنى الموت، لحديث أم الفض رضي الله عنها: ” أن رسول الله صلى الله عليه وسلم دخل عليهم، وعباس عم رسول الله يشتكي، فتمنى عباس الموت، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم: يا عم! لا تتمن الموت، فانك إن كنت محسنا، فأن تؤخر تزداد إحسانا إلى إحسانك خير لك، وإن كنت مسيئا فأن تؤخر فتستعتب من إساءتك خير لك، فلاتتمن الموت “.
أخرجه الحاكم (1/ 339) وقال: ” صحيح على شرط الشيخين ” ووافقه الذهبي.
وإنما هو على شرط البخاري فقط، وأخرجه الشيخان والبهقي (3/ 377) وغيرهم من حديث أنس مرفوعا نحوه، وفيه: ” فإن كان لا بد فاعلا فليقل: الهم أحيي ما كانت الحياة خيرا لي: وتوفي إذا كانت الوفاة خيرا لي “.وقال صلى الله عليه وسلم أيضا: ” من مات وعليه دين، فليس ثم دينار ولا درهم، ولكنها الحسنات والسيئات “.
أخرجه الحاكم (2/ 27) والسياق له وابن ماجه وأحمد (2/ 70 – 82) من طريقين عن ابن عمر، والأول صحيح كما قال الحاكم ووافقه الذهبي، والثاني حسن كما قال المنذري (3/ 34)، ورواه الطبراني في الكبير بلفظ: ” الدين دينان، فمن مات وهو ينوي قضاءه فأنا وليه، ومن مات وهو لا ينوي قضاءه، فذاك الذي يؤخذ من حسناته، ليس يومئذ دينار ولا درهم (1) “.

Si le malade doit s’acquitter de droits envers les autres, qu’il le fasse, si c’est possible

Sinon, qu’il charge quelqu’un de le faire.

Le Prophète ﷺ a dit à ce sujet :

« Quiconque a commis une injustice touchant à l’honneur ou aux biens de son frère [musulman], qu’il la répare avant que ne vienne le jour de la Résurrection où ne seront acceptés ni dinar ni dirham.

S’il a quelque bonne action, on les lui prendra pour les donner à la personne [lésée] et s’il n’a aucune bonne action, on prélèvera des mauvaises actions de la personne lésée pour les lui imputer. »
(Al-Bukhârî)

Le Prophète ﷺ a dit aussi :

« Savez-vous qui est celui qui a tout perdu ? »

Les Compagnons répondirent :

« Celui d’entre nous qui a tout perdu est celui qui n’a ni argent, ni biens. »

Le Prophète ﷺ rétorqua :

« Celui de ma communauté qui a tout perdu est celui se présentera le jour de la Résurrection avec prière, jeûne et Zakât, alors qu’il aura insulté untel, calomnié untel, pris injustement les biens d’untel, versé le sang d’untel et frappé untel.

On donnera alors à l’un et à l’autre de ses bonnes actions.

Et si elles s’épuisent avant d’avoir terminé de régler ce qui lui incombe, on prélèvera de leurs péchés pour les lui imputer et le jeter ensuite dans le Feu. » (Muslim)

Il a aussi été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mu’jam ul-Kabîr en ces termes :

« La dette est de deux sortes : si quelqu’un meurt alors qu’il avait l’intention de régler ses dettes, je serai son garant ; et si quelqu’un meurt sans avoir eu l’intention de les régler, c’est à celui-là que l’on prélèvera de ses bonnes actions, le Jour du Jugement Dernier, où il n’y aura ni dinar, ni dirham. »

Jâbir ibn Abdillah a dit :

« Lorsque la bataille d’Uhud eut lieu, mon père me convoqua en pleine nuit et dit :

« Je me vois parmi les premiers Compagnons du Prophète ﷺ qui seront tués, et je ne laisse derrière moi rien de plus cher que toi excepté la personne du Messager d’Allah ﷺ

Or, j’ai une dette ; règle-la et comporte-toi convenablement envers tes frères. »

Le lendemain, il fut parmi les premiers tués. »

Al Boukhârî

وإذا كان عليه حقوق فليؤدها إلى، أصحابها، إن تيسر له ذلك.
وإلا أوصى بذلك، فقد قال صلى الله عليه وسلم: ” من كانت عنده مظلمة لأخيه من عرضه (1) أو ماله، فليؤدها إليه، قبل أن يأتي يوم القيامة لا يقبل فيه دينار ولا درهم ” إن كان له عمل صالح أخذ منه، وأعطي صاحبه، وإن لم يكن له عمل صالح، أخذ من سيئات صاحبه فحملت عليه “.
أخرجه البخاري والبيهتي (3/ 369) وغيرهما.
وقال صلى الله عليه وسلم: ” أتدرون ما المفلس؟ قالوا: المفلس فينا من لا دراهم له ولا متاع، فقال: إن المفلس من أمتي يأتي يوم القيامة بصلاة وصيام وزكاة، ويأتي قد شتم هذا، وقذف، هذا، وأكل مال هذا، وسفك دم هذا، وضرب هذا، فيعطى هذا، من حسناته، وهذا من حسناته.
فإن فنيت حسناته قبل أن يقضى ما عليه أخذ من خطاياهم فطرحت عليه، ثم طرح في النار “.
رواه مسلم (8/ 18)
(1) العرض: موضع المدح والذم من الانسان سواء كان في نفسه أو من يلزمه أمره ” نهاية “.
وقال جابر بن عبد الله رضي الله عنهما : ” لما حضر أحد، دعاني أبي من الليل، فقال: ما أراني إلا مقتولا في أول من يقتل من أصحاب صلى الله عليه وسلم، وإني لا أترك بعدي أعز على منك غير نفس رسول الله صلى الله عليه وسلم، وإن على دينا فاقض، واستوص باخوتك خيرا.
فأصبحنا، فكان أول قتيل .. ” الحديث.
أخرجه البخاري.

C’est une obligation de s’empresser de rédiger un pareil testament

Selon cette parole du Prophète ﷺ :

« Le musulman qui veut recommander quelque chose [avant sa mort] n’a pas le droit de passer deux nuits consécutives sans avoir son testament écrit, près de sa tête. »

Ibn Umar رضي الله عنهم dit :

« Pas une nuit n’est passée depuis que j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela sans que mon testament ne soit auprès de moi. »

Al-Boukhârî et Muslim

ولا بد من الاستعجال بمثل هذه الوصية لقوله صلى الله عليه وسلم: ” ما حق امرئ مسلم يبيت ليلتين، وله شئ يريد أن يوصي فيه إلا ووصيته مكتوبة عند رأسه “.
قال ابن عمر: ” ما مرت على ليلة منذ سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم قال ذلك إلا وعندي وصيتي “.
رواه الشيخان وأصحاب السنن وغيرهم.

Il doit établir un testament pour ses proches, si ceux-ci ne peuvent hériter de lui

Conformément à cette parole du Très Haut :

« On vous a prescrit, quand la mort approche de l’un de vous et s’il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses parents et de ses proches. C’est un devoir pour les pieux. »

Sourate Al-Baqarah Verset 180

ويجب أن يوصي لأقربائه الذين لا يرثون منه، لقوله تبارك وتعالى: {كُتِبَ عَلَيْكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ إِنْ تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ بِالْمَعْرُوفِ حَقًّا عَلَى الْمُتَّقِينَ} [البقرة: 180]

Il peut léguer le tiers de ses biens, et il ne lui est pas permis de dépasser cette proportion

Il vaut mieux d’ailleurs que son legs soit inférieur au tiers de ses biens, d’après le hadith de Sacd ibn Abî Waqqâs qui dit :

« J’étais avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم lors du pèlerinage d’adieu.

J’étais si malade que je faillis en mourir. Le Messager d’Allah ﷺ me rendit visite et je lui dis :

« Ô Messager d’Allah !

J’ai en ma possession beaucoup de biens et je n’ai personne qui puisse hériter de moi exceptée ma fille. Puis-je distribuer les deux tiers de ma fortune ? »

Il répondit :

« Non ! »

Je dis :

« La moitié alors ? »

Il répondit :

« Non ! »

Je dis :

« Alors le tiers ? »

Il dit :

« Le tiers, et c’est encore trop.

Ô Sa’d !

Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que misérables tendant la main vers les gens [et il fit le geste de quémander avec sa main].

Ô Sa’d !

Tu seras récompensé pour toute somme que tu donnes en aumône en désirant pour cela le Visage d’Allah le Très Haut, même pour la bouchée que tu introduis dans la bouche de ta femme. »

[Sa’d dit alors : « Le Prophète ﷺ a donc permis de léguer le tiers des biens. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn Abbâs رضي الله عنه dit :

« J’aurais aimé que les gens recom­mandent dans leur testament [de léguer] le quart de leurs biens plutôt que le tiers car le Prophète ﷺ a dit :

« Le tiers, et c’est encore trop. »

(Al-Bukhârî et Muslim)

 وله أن يوصي بالثلث من ماله، ولا يجوز الزيادة عليه، بل الافضل أن ينقض منه لحديث سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه قال:
(1) وهو حديث صحيح بما قبله، وبحديث عائشة التي في آخر المسألة (17).
” كنت مع رسول الله صلى الله عليه وسلم في حجة الوداع، فمرضت مرضا أشفيت منه على الموت، فعادني رسول الله صلى الله عليه وسلم فقلت: يا رسول الله إن لي مالا كثيرا، وليس يرثي إلا ابنة لي، أفأوصي بثلثي مالي؟ قال: لا. قال: قلت: بشطر مالي؟ قال: لا. قلت: فثلث مالي؟ قال: الثلث، والثلث كثير، إنك يا سعد! أن تدع ورثتك أغنياء خير لك من أن تدعهم عالة يتكففون الناس (وقال بيده)، إنك يا سعد لن تنفق نفقة تبتغي بها وجه الله تعالى إلا أجرت عليها، حتى اللقمة تجعلها في في امرأتك.
(قال: فكان بعد الثلث جائزا) “.
أخرجه أحمد (1524) والسياق له والشيخان والزيادتان لمسلم وأصحاب السنن.
وقال ابن عباس رضي الله عنه: ” وددت أن الناس عضوا من الثلث إلى الربع في الوصية، لأن النبي صلى الله عليه وسلم قال: الثلث كثير “.
أخرجه أحمد (2029، 2 076) والشيخان والبيهقي (6/ 269) وغيرهم.

Deux hommes intègres et musulmans doivent être témoins des recommandations testamentaires

Si l’on ne peut trouver de musulmans, alors deux hommes non musulmans peuvent être témoins à condition de s’assurer, dans le doute, de leur témoignage en les liant par un pacte conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Quand la mort se présente à l’un de vous, que deux hommes intègres d’entre vous assiste (à l’écriture) du testament, ou deux autres, qui ne sont pas des vôtres, si vous êtes en voyage et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la prière, et si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : “Nous ne faisons aucun profit par cela, même s’il s’agit d’un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d’Allah. Sinon, nous serions du nombre des pêcheurs”. Si l’on découvre que ces deux témoins ont commis un pêché, que deux autres, parmi les proches (du mort) prennent leur place et jurent par Allah : “Notre témoignage est plus véridique que leur témoignage, et nous ne transgressons point. Sinon, nous serions du nombre des injustes”. C’est le moyen le plus sûr pour les inciter à donner le témoignage sous sa forme réelle ; ou leur faire craindre de voir d’autres serments se substituer aux leurs. Craignez Allah et écoutez. Allah ne guide pas les gens pervers. » Sourate Al-Mâ’idah Verset 106/108

ويشهد على ذلك رجلين عدلين مسلمين، فان لم يوجدا فرجلين من غير المسلمين على أن يستوسق منهما عند الشك بشهادتهما حسبما جاء بيانه، في قول الله تبارك تعالى: {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنِكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ حِينَ الْوَصِيَّةِ اثْنَانِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ أَوْ آخَرَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ إِنْ أَنْتُمْ ضَرَبْتُمْ فِي الْأَرْضِ فَأَصَابَتْكُمْ مُصِيبَةُ الْمَوْتِ تَحْبِسُونَهُمَا مِنْ بَعْدِ الصَّلَاةِ فَيُقْسِمَانِ بِاللَّهِ إِنِ ارْتَبْتُمْ لَا نَشْتَرِي بِهِ ثَمَنًا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى وَلَا نَكْتُمُ شَهَادَةَ اللَّهِ إِنَّا إِذًا لَمِنَ الْآثِمِينَ (106) فَإِنْ عُثِرَ عَلَى أَنَّهُمَا اسْتَحَقَّا إِثْمًا (1) فَآخَرَانِ يَقُومَانِ مَقَامَهُمَا مِنَ الَّذِينَ اسْتَحَقَّ عَلَيْهِمُ الْأَوْلَيَانِ
(1) أي فإن اتفق الاطلاع على أن الشاهدين المقسمين استحقا إثما بالكذب والكتمان في الشهادة، أو بالخيانة وكتمان شئ من التركة في حالة ائتمانهما عليها فالواجب، أو فالذي يعمل لاحقاق الحق هو أن ترد اليمين إلى الورثة بأن يقوم رجلان آخران مقامهما من أولياء الميت الوارثين له، الذين استحق ذك الاثم بالاجرام عليهم، والخيانة لهم.
كذا في ” تفسير المنار “، وراجع تمام البحث فيه (7/ 222).
فَيُقْسِمَانِ بِاللَّهِ لَشَهَادَتُنَا أَحَقُّ مِنْ شَهَادَتِهِمَا وَمَا اعْتَدَيْنَا إِنَّا إِذًا لَمِنَ الظَّالِمِينَ (107) ذَلِكَ أَدْنَى أَنْ يَأْتُوا بِالشَّهَادَةِ عَلَى وَجْهِهَا أَوْ يَخَافُوا أَنْ تُرَدَّ أَيْمَانٌ بَعْدَ أَيْمَانِهِمْ وَاتَّقُوا اللَّهَ وَاسْمَعُوا وَاللَّهُ لَا يَهْدِي
[الْقَوْمَ الْفَاسِقِينَ (108)} [المائدة: 106 – 108

Quant au testament destiné aux parents et aux proches qui héritent (déjà) du testateur, il n’est pas valable, car il est abrogé par le verset relatif à l’héritage

Le Prophète ﷺ l’a clairement évoqué lors de son sermon du pèlerinage d’adieu dans lequel il a dit :

« Allah a certes octroyé la part qui revenait à chacun des ayants droit. Nul testament donc pour celui déjà concerné par l’héritage. »

(At-Tirmidhî)

وأما الوصية للوالدين والأقربين الذين يرثون من الموصي، فلا تجوز، لأنها منسوخة بآية الميراث، وبين ذلك رسول الله صلى الله عليه وسلم أتم البيان في خطبته في حجة الوداع فقال: ” إن الله قد أعطى كل ذي حق حقه، فلا وصية لوارث ” (1) أخرجه أبو داود والترمذي وحسنه والبيهقي (6/ 264) وأشار لتقويته، وقد أصاب، فإن إسناده حسن، وله شواهد كثيرة عند البيهقي و ” مجمع الزوائد ” (4/ 212 “.

Il est interdit, dans le testament, de porter préjudice à qui que ce soit, comme le fait que le testateur déshérite certains héritiers, ou qu’il privilégie untel au détriment d’un autre

Confor­mé­ment à cette parole d’Allah :

« Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les parents et les proches…que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée »

Sourate An-Nissa Verset 7

… Et à la fin du verset 12 :

« … Après exécution du testament ou paiement d’une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l’injonction d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Clément. »…

Et conformément à cette parole du Prophète ﷺ :

« Ni mal, ni préjudice ; quiconque porte préjudice à autrui, Allah fera qu’un mal l’atteigne et quiconque s’oppose à quelqu’un avec véhémence, Allah s’opposera à lui. »

(Al-Hâkim)

ويحرم الاضرار في الوصية، كأن يوصي بحرمان بعض الورثة من حقهم من الارث، أو يفضل بعضهم على بعض فيه، لقوله تبارك وتعالى: (للرجال نصيب مما ترك الوالدان والاقربون … مما قل أو كثر نصيبا مفروضا .. ) (6 – 12) وفي الاخيرة منها: (من بعد وصية يوصي بها أو دين غير مضار، وصية من الله، والله عليم حليم).
ولقوله صلى الله عليه وسلم: ” لا ضرر، من ضار ضاره الله، ومن شاقه الله “.
أخرجه الدارقطني (522) والحاكم (2/ 57 – 58) عن أبي سعيد الخدري، ووافق الذهبي الحاكم: على قوله ” صحيح على شرط مسلم ” والحق أنه حديث حسن كما قال النووي في ” الاربعين ” وابن تيمية في ” الفتاوى ” (3/ 262) لطرقه وشواهده الكثيرة، وقد ذكرها الحافظ ابن رجب في ” شرح الاربعين ” (ص 219، 220) ثم خرجتها في ” إرواء الغليل ” رقم 888)
فالناسخ إنما هو القرآن، والسنة إنما هي مبينة لذلك كما ذكرنا، وكما هو واضح من خطبته صلى الله عليه وسلم خلافا لما يظنه كثيرون أن الحديث هو الناسخ، ثم استغل ذلك بعض المعاصرين فزعموا أن حديث الاحاد ينسخ القرآن فقد عرفت الجواب، وهو أن الناسخ إنما هو القرآن، ولو سلمنا أن الناسخ إنما هو الحديث، فهو صالح للنسخ اتفاقا، لان العلماء جميعا تلقوه بالقبول.
على أنه حديث متواتر، كما يعلم ذلك من وقف على
طرقه الكثيرة المبثوثة في دواوين السنة ومسانيدها.
ولعلنا نوفق لا ستخراجها وتحقيق الكلام عليها في جزء مفرد.
ثم جمعت طرقه وخرجتها في ” إرواء الغليل ” رقم (16) فجاوزت طرقه العشرة، عن ثمانية من الصحابة بعضها صحيح وبعضها حسن وبعضها منجبر الضعف.

Le testament injuste est caduc et refusé

D’après ce que le Prophète ﷺ a dit :

« Quiconque ajoute à notre religion une chose qui n’en fait pas partie verra son ajout rejeté. »

(Al-Bukhârî et Muslim)

… Et d’après le hadith de ‘Imrân ibn Husayn :

« Un homme affranchit à sa mort six hommes [qui étaient tout ce qu’il possédait].

Ses héritiers qui étaient des bédouins vinrent [en] informer le Messager d’Allah ﷺ de son geste.

Le Prophète ﷺ dit :

« Comment a-t-il pu faire cela ?!

Si nous l’avions su, si Allah le veut, nous n’aurions pas prié sur lui ».

Il tira alors au sort entre les hommes affranchis ; il en affranchit deux et rendit les quatre autres à leur condition d’esclavage. »

(Muslim)

 والوصية الجائرة باطلة مردودة، لقوله صلى الله عليه وسلم: ” من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد “.
أخرجه الشيخان في ” صحيحيهما ” وأحمد وغيرهم.
ولحديث عمران بن حصين: ” أن رجلا أعتق عند موته ستة رجلة (1) فجاء ورثته من الاعراب، فأخبر وارسول الله صلى الله عليه وسلم بما صنع، قال: أو فعل ذلك!؟ قال: لو علمنا إن شاء الله ما صلينا عليه، قال: فأقرع بينهم فأعتق منهم اثنين، ورد أربعة في الرق
أخرجه أحمد (4/ 446) ومسلم بنحوه وكذا الطحاوي والبيهقي وغيرهم.

Laisser des instructions pour être enterré selon la Sunna

Comme il s’avère qu’à notre époque, beaucoup de gens ont tendance à innover dans leur religion et plus particulièrement en ce qui concerne les rites funéraires, le musulman doit laisser des instructions pour qu’il soit préparé et enterré suivant la Sunna

En agissant conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, [surveillé par] des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande et faisant strictement ce qu’on leur ordonne. » Sourate At-Tahrîm Verset 6

C’est pourquoi les Compagnons du Prophète ﷺ recommandaient cela.

Les récits que nous en avons sont nombreux mais il n’y a pas de mal à ce que nous citions quelques-uns d’entre eux :

D’après ‘Âmir ibn Sacd ibn Abî Waqqâs, son père dit lors de la maladie qui précéda sa mort :

« Creusez-moi une tombe et posez sur moi des briques (en argile séchées au soleil) comme on a fait pour le Messager d’Allah ﷺ » (Muslim)

Abû Burdah dit :

« Abû Mûssâ fit une recommandation avant sa mort :

« Lorsque vous transporterez ma dépouille, accélérez le pas et ne me suivez pas avec un encensoir.

Ne mettez rien dans ma tombe qui soit une séparation entre moi et la terre, et ne construisez rien au-dessus de ma tombe.

Je vous prends à témoin que je dégage ma responsabilité pour toute femme qui se raserait la tête en signe de deuil, se lamenterait et déchirerait ses vêtements. »

Ils dirent :

« As-tu entendu quelque chose à ce propos ? »

Il répondit :

« Oui ! Je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ » (Ahmad)

Hudhayfah a dit :

« Lorsque je mourrai, n’informez personne de ma mort car je crains que cela ne soit une annonce de décès [prohibée].

En effet, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire les annonces de décès [semblables à celles de la période anté-islamique]. » (At-Tirmidhî)

ولما كان الغالب على كثير من الناس في هذا الزمان الابتداع في دينهم، ولا سيما فيما يتعلق بالجنائز، كان من الواجب أن يوصي المسلم بأن يجهز ويدفن على السنة عملا بقوله تعالى: {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلَاظٌ شِدَادٌ لَا يَعْصُونَ اللَّهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ (6)} [التحريم: 6].
ولذلك كان أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم يوصون بذلك، والاثار عنهم بما ذكرنا كثيرة، فلا بأس من الاقتصار على بعضها: أ – عن عامر بن سعد بن أبي وقاص أن أباه قال في مرضه الذي مات فيه: ” ألحدوا لي لحدا، وانصبوا علي اللبن نصبا، كما صنع برسول الله صلى الله عليه وسلم “.
أخرجه مسلم والبيهقي (3/ 407) وغيرهما.
ب – عن أبي بردة قال: ” أوصى إبو موسى رضي الله عنه حين حضره الموت قال: إذا انطلقتم بجنازتي فأسرعوا بي المشي، ولا تتبعوني بمجمر، ولا تجعلن على لحدي شيئا يحول بيي وبين التراب، ولا تجعلن على قبري بناء، وأشهدكم أني برئ من كل حالقة، أو سالقة، أو خارقة، قالوا، سمعت فيه شيئا؟ قال: نعم، من رسول الله صلى الله عليه وسلم “.
1) جمع (رجل).
خرجه أحمد (4/ 397) والبيهقي (3/ 395) بهذا التمام، وابن ماجه بسند حسن.
ج – عن حذيفة قال: ” إذا أنا مت فلا تؤذنوا بي أحدا، فإني أخاف أن يكون نعيا، وإني سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم ينهي عن النعي “.
أخرجه الترمذي (2/ 129) وقال: ” حديث حسن “، ورواه غيره بنحوه وسيأتي في ” النعي ” وفي الباب آثار أخرى تأتي في المسألة (47).

Demander aux proches de délaisser les innovations

A propos de ce que nous avons vu précédemment, An-Nawawî a dit dans Al-Adhkâr :

« Il est fortement recommandé [au mou­rant] qu’il enjoigne [à ses proches] d’éviter toutes les inno­vations qui ont cours dans les coutumes locales en matière de rites funéraires, et qu’il obtienne d’eux cette assurance en les liant par un pacte. »

ولما سبق قال النووي رحمه الله تعالى في ” الاذكار “: ” ويستحب له استحبابا مؤكدا أن يوصيهم باجتناب ما جرت العادة به من البدع في الجنائز، ويؤكد العهد بذلك “.

Ahkam Al Jana’iz
Traduit par Abû Talhah de salafs.com
Annoté, corrigé et publié par minhajsalafi.com

Shaykh Mouhammad Nassr Dine Al Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني